Patrice Robitaille (à droite), avec Pierre-Luc Munk, dans une scène du troisième film de Francis Leclerc, Un été sans point ni coup sûr, en salle dès le 1er août. (Photo: gracieuseté Alliance Vivafilm)
L’été coup de circuit de Patrice Robitaille
Sitôt de retour d’Argentine, où il tournait dans le premier film de Ken Scott, Les doigts croches, Patrice Robitaille (Québec-Montréal, Horloge biologique) enchaînait avec les séries Les Boys 2 et Les Invincibles 3 dont la production se mettait en branle simultanément.
Après avoir payé les factures accumulées pendant deux mois, le grand gaillard n’avait pas vraiment une minute à lui. Il devait trouver du temps pour la promo du troisième long métrage de Francis Leclerc, Un été sans point ni coup sûr, en salle dès le 1er août, partout au Québec.
Dix ans après sa sortie du Conservatoire d’art dramatique de Montréal, l’acteur n’a jamais autant joué. Beaucoup de producteurs et de réalisateurs veulent s’adjoindre ses services. C’est pour ça qu’on le verra aussi, à l’automne, dans Miss Météo 2, et dans Le retour, sur la scène du TNM. De quoi le tenir en forme!
« C’est super grisant, mais je me compare souvent à des gens qui ont des jobs réguliers et il ne faut pas capoter parce que je travaille à tous les jours, raconte Robitaille avec son franc-parler habituel. C’est sûr qu’il y a des journées ridiculement longues, de 12, 14 ou 16 heures, et c’est possible qu’il y ait deux ou trois engagements différents dans le même 24 heures, mais c’est un heureux problème. Je suis privilégié d’avoir ces problèmes. Donc, loin de moi l’envie de me plaindre. »
Sans plan ni aspiration précise après 10 années à multiplier les rôles au théâtre, au cinéma et au petit écran, Patrice Robitaille laisse la vague le porter. Avec lui, on est loin de l’acteur angoissé. « Je fais confiance à la vie et jusqu’à maintenant, j’ai été assez bien servi. Je me dis que si des gens pensent à moi et qu’ils ont envie de travailler avec moi, c’est flatteur et c’est une tape dans le dos. J’ai été chanceux, car depuis le début, j’ai fait de belles rencontres à travers tous les projets auxquels j’ai été associé. »
Un été sans point ni coup sûr est la deuxième collaboration entre Leclerc et Robitaille qui, longtemps avant d’être reconnus dans la rue, avaient fait un court-métrage ensemble. « J’étais content de le retrouver. C’est un gars super rigoureux et il était bien préparé. Il était très détendu sur le plateau, même si Dame Nature nous a compliqué la tâche par moments. »
Au secondaire, c’est un trop-plein de sport et, surtout, la première pièce de théâtre qu’il a vue qui lui a donné la piqûre du jeu. « L’étincelle de départ, c’est le besoin de s’exprimer et la possibilité de le faire que nous donne le jeu à travers divers personnages. Dans le regard des autres, on sent une résonnance par rapport à ce qu’on fait et ça devient un besoin. C’est un métier de séduction, tout part de là. Au fil des ans, ça se peaufine et on ne se comptera pas d’histoire, ça devient un travail. Il y a des projets qui nous tiennent plus à cœur, comme le film de Francis Leclerc, qui a été pour moi l’occasion de défendre un autre type de personnage. J’incarne un comptable, un gars pogné, dépassé par les événements. L’action se passe en 1969. Sa femme, plus moderne, est déjà bien ancrée dans les années 1970. Lui, il est plutôt rétrograde et se sent bousculé. Il sent que sa femme s’intéresse moins à lui. Tout ça à travers le regard de leur fils qui vit un été important à 12 ans. Le film est une rencontre père-fils, mais tant le père, le fils que la mère se rendent compte qu’ils ne sont pas aussi connectés qu’ils le pensaient. »
Les Invincibles : patienter jusqu’en janvier
Impossible d’en savoir plus sur la troisième saison de la série Les Invincibles qui prendra l’affiche en janvier prochain à Radio-Canada. Au moment de l’entrevue, il n’avait lu aucune ligne du scénario signé par son bon ami François Létourneau et Jean-François Rivard. @R:« J’ai les textes devant moi et pas plus tard que ce matin, j’ai eu les dernières modifications par courrier. Je n’ai pas encore eu le temps de les lire. Je vais le faire au cours des trois prochains jours, en vue du tournage qui commence dimanche et qui durera, pour ma part, 40 jours. Je n’ai aucune idée de ce qui arrive à mon personnage ni aux autres. Mais j’ai bien hâte, car c’est vraiment un bonheur de travailler là-dedans, c’est une comédie pas bête et pas conne, une série touchante et drôle à la fois. »